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Les formateurs du Cesame en Nouvelle-Calédonie
Un nouveau bassin en projet pour le centre d'entraînement

page mise à jour le 18 mars 2011


Les formateurs du Cesame en Nouvelle-Calédonie

Le Centre d'entraînement à la survie et au sauvetage en mer (Cesame) s'exporte. Pour la première fois,il a formé un équipage de l'autre côté de la planète. Les deux professeurs racontent.

Aucun trace du décalage horaire sur leurs visages. Le choc a pourtant été rude : 24 heures d'avion et 10 h de « jet lag » avec Saint-Malo. « Il faut presqu'une semaine pour retrouver un sommeil normal, raconte Jean-Yves Briand, professeur technique au Cesame (Centre d'entraînement à la survie et au sauvetage en mer). Au début, on se réveille en pleine nuit en ayant faim, tout ça parce que chez nous, c'est l'heure de manger ! »

Si Jean-Yves Briand et son collègue Jean-Noël Conan sont partis de l'autre côté de la planète en février, ce n'est pas pour faire du tourisme. Pour la première fois de son histoire, le Cesame a envoyé deux de ses formateurs en Nouvelle-Calédonie. « Il nous arrive de nous déplacer mais on n'était jamais allé aussi loin », sourit Jean-Noël Conan.

Jean-Noël Conan et Jean-Yves Briand,
professeurs techniques au Cesame.

Dans ce territoire d'outre-mer, la mission était de former huit membres d'équipage de la Compagnie maritime des îles (CMI), une compagnie locale, au brevet canot de secours rapide. Le stage a été commandé et financé par la Touline, une association de formation et d'insertion des marins. Cours, hébergement, voyages, elle a tout pris en charge.

« Pour elle, c'était moins cher de faire venir deux formateurs de France, plutôt que financer le voyage et l'hébergement en France des huit stagiaires », explique Erwan Loison, le directeur du Cesame. Choisir un organisme de formation australien, situé à proximité, n'était pas possible non plus. « Certains employés de la CMI ne parlent pas anglais et il lui fallait des certificats français ».

Seul établissement public du genre en France, le Cesame n'était toutefois pas le seul organisme français à proposer la formation au brevet canot secours rapide. Le centre privé de Lorient aurait par exemple pu le faire. « Nous travaillons souvent avec la Touline, explique Jean-Noël Conan. Et puis, le sérieux du Cesame est désormais bien connu. »

L'opération a rapporté 7 000 € au centre d'entraînement malouin. « Un bénéfice standard », selon Erwan Loison. L'intérêt est ailleurs. « C'est une façon de nous faire connaître, une bonne publicité ». Et Jean-Noël Conan de compléter : « C'était une expérience très enrichissante au niveau humain, mais aussi au niveau technique ». Les Malouins ont en effet travaillé sur le matériel de la compagnie calédonienne. « Ce qui nous arrive rarement ; habituellement, nos formations ont lieu au Cesame, avec notre propre équipement ».

Pas de nouvelles formations au long cours prévues dans un avenir proche. Mais Erwan Loison a un principe : « Je ne dis jamais non, j'étudie ce qui est le mieux pour le Cesame ; après, je vois ».

Ouest France 15 mars 2011. Stéphanie BAZYLAK


Un nouveau bassin en projet pour le centre d'entraînement

Le projet pourrait modifier considérablement l'aspect du port, et du bassin Bouvet en particulier, Un bassin de 432 m3 (12 m sur 12, pour trois mètres de profondeur), installé à l'emplacement de l'ancien slipway, près du bâtiment du Cesame (terre-plein des Servannais).
« Il s'agirait d'une structure entièrement démontable, qui nous permettrait également de créer une salle de cours supplémentaire », confie Erwan Loison, directeur du Cesame. Rien de comparable n'existe en France. « La seule référence, c'est en Malaisie ».Dans ce bassin, le Cesame souhaite développer des formations tournées vers l'offshore (N.D.L.R.: c'est-, à-dire pour les activités se déroulant en mer, comme par exemple les plateformes pétrolières). « Il s'agirait de former le personnel aux secours en cas de retournement d'hélicoptère ou de canot de secours »
Une demande de validation a déjà été déposée à la direction de l'École nationale supérieure maritime (ENSM). « Le temps que l'ENSM, qui vient de changer de forme, trouve sa vitesse de croisière, et on sera fixé ». Le projet pourrait débuter d'ici deux ans, pour une durée de construction de six mois à un an. « Il suppose de rechercher des partenaires ». Coût total estimé ': près d'un million d'euros.

S.B



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